UNE TRANSITION RÉUSSIE VERS LE BIM

UNE TRANSITION RÉUSSIE VERS LE BIM

Créée en 2000, Urban Platform se présente comme une plateforme opérationnelle ayant pour but de développer un pôle européen de compétences créatives et technologiques, afin de conduire des projets innovants et durables à toutes les échelles urbaines et architecturales. Voilà qui annonce un entretien passionnant avec un de ses fondateurs, Cédric Franck.

Cédric, merci de nous accueillir.
Qui est Urban Plaform (UP) aujourd’hui ?


Une équipe de 18 personnes, dont 4 associés. Nous sommes actifs en Belgique, surtout à Bruxelles et en Flandre, un peu en Wallonie. Deux tiers de nos projets sont privés. Nous réalisons des projets résidentiels, des équipements collectifs et des études urbanistiques.

Le nom du bureau est le fruit d’une profonde réflexion
sur la manière de travailler.


UP veut être au centre d’une équipe de projet - une plateforme  de compétences - dont elle assure le fil rouge, tout en y apportant sa compétence archi. Le contexte urbain apporte une complexité que nous apprécions, car elle stimule la créativité au sein de cette plateforme.

 

Cette vision a d’emblée orienté le choix des outils.


En effet, la compatibilité avec nos partenaires de projet est essentielle, pour faciliter cette collaboration. Pour la production des plans, le choix des débuts s’est naturellement porté sur AutoCAD qu’on utilise depuis 15 ans. Mais en réfléchissant en 2D, on réduisait la compétence architecturale, qui est par essence en 3D. De plus, en 2D, le nombre de coupes est a fortiori limité et il y a de fortes chances qu’il manquera une coupe à plusieurs endroits critiques. Depuis 2 ans, nous menons une réflexion pour adapter nos outils à la 3D et nous rapprocher de la réalité de l’exécution.

C’est là que le BIM est entré dans votre réflexion ?


Il y a eu plusieurs incitants : les clients privés commençaient à annoncer leurs exigences futures en la matière, le secteur en parlait de plus en plus. Le déclencheur a été le fait que le secteur public commençait à imposer un processus BIM dans ses marchés. Nous sommes, ainsi, entrés dans une démarche active d’évaluation des solutions existantes.

 

 

Quels ont été les critères de choix ?


Sur les fonctionnalités, la plupart des logiciels se valent. Mais nous avions des critères essentiels qui portaient sur la capacité d’échange avec les partenaires de projet, la disponibilité de personnel formé et les opportunités de développement à l’étranger. Nous avons questionné l’ensemble de nos partenaires, et avons épluché des cv : Revit est sorti du lot.

 

Nous avons fait appel à TASE.


Pour chaque situation de projet, nous avons pu trouver une solution adaptée : assistance en ligne, formation, coaching, sous-traitance de la modélisation.
 

Il s’en est suivi une phase d’implémentation progressive.


La transition aura pris une bonne année. Elle comprend la formation progressive de tous les collaborateurs sur Revit, et la conversion des projets qui ne sont pas encore en exécution d’AutoCAD vers Revit. L’équipe est jeune et emballée ! Je précise qu’avant de former sur l’outil, nous avons préparé les collaborateurs à la méthodologie BIM, afin qu’ils prennent la mesure du chemin à parcourir. Aujourd’hui, tout nouveau projet démarre en Revit.

 

Les avantages du BIM ont été rapidement ressentis.


D’abord, les architectes peuvent passer plus de temps à faire leur métier plutôt qu’à coordonner leur documentation. Dans un métier qui se complexifie, c’est essentiel. Ensuite, la modélisation en 3D met en lumière une multitude de questions techniques à résoudre. Enfin, la 3D sert le travail de conception et de communication, à 4 niveaux : la validation de la conception, la réflexion en équipe, la collaboration avec les partenaires et le client, et la communication externe en vue de la commercialisation.

Un accompagnement s’est avéré utile pour implémenter le BIM.


Nous avons fait appel à TASE. Pour chaque situation de projet, nous avons pu trouver une solution adaptée : assistance en ligne, formation, coaching, sous-traitance de la modélisation. Nous savons que nous pouvons compter sur TASE pour les étapes suivantes : l’extension du BIM à toutes les phases du projet, la sortie des métrés, peut-être en combinaison avec l’outil C3A, et enfin la collaboration en BIM avec les bureaux d’études. On les encourage à s’y mettre aussi !